Europe, France, Journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage

    Partagez
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Europe, France, Journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage

    Message par Roger le Sam 10 Mai - 12:48

    C'est une journée importante dans l'histoire de l'humanité et je tenais à ce que ce sujet ait une place sur le forum. Si aujourd'hui l'esclavage semble impossible ou impensable du fait de l'évolution des mentalité et la mixité des populations qui entraine obligatoirement des partages fructueux et amicaux, autrefois la situation était toute autre. Je ne reprocherai rien à nos anciens parce que je n'y étais pas et je ne vivais pas l'époque qu'ils ont vécu. C'est facile de critiquer quand on n'y était pas.J'adhère totalement à l'idée que l'esclavage fut un crime contre l'humanité et il n'y a pas de prescription en pareil cas me semble t-il. C'est une bonne chose de commémorer ces faits officiellement et dans la dignité. Les descendants de ces esclaves n'ont pas à en rougir et nous, nous leur devons de l'officialiser aujourd'hui.




    Journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage
    France Info - 06:10



    C’est aujourd’hui la journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage. Elle a eu lieu en 1848, grâce au ministre Victor Schoelcher. L’esclavage se pratique encore aujourd’hui. Et le Conseil de l’Europe appelle à ratifier sa convention contre la traite des êtres humains.


    C’était il y a 160 ans. Grâce à un décret qui sera enfin le définitif, le sous-secrétaire d’Etat à la Marine et aux colonies Victor Schoelcher met fin à un crime commis à une échelle industrielle pendant plus de deux siècles. L’esclavage, du moins le traite négrière, avait déjà été aboli une première fois par le Révolution, en 1794. Mais Bonaparte, en 1802, l’avait rétabli. Le commerce triangulaire entre l’Europe, l’Afrique, les Antilles et les Amériques ne devait donc être complètement aboli en 1848. Victor Schoelcher sera ensuite député de gauche de la Guadeloupe et de la Martinique.

    Des manifestations auront lieu à travers toute la France aujourd’hui et Nicolas Sarkozy présidera une cérémonie officielle à Paris.

    160 ans après, la blessure n’est toujours pas refermée. La question de la réparation aux descendants de la traite négrière se pose toujours.




    En 2001, le France, acteur majeur du commerce triangulaire, avec des villes comme Nantes et Bordeaux, a été le premier pays à inscrire l’esclavage comme crime contre l’humanité dans la loi, sous l’impulsion de la ministre Christiane Taubira. La loi stipule églament que les programmes scolaire doivent enseigner la traite négrière “comme elle le mérite”.




    Si la traite négrière a été abolie en 1848, l’esclavage perdure jusqu’à nos jour. Le Conseil de l’Europe a adopté une convention contre la traite des êtres humains. Elle est entrée en vigueur en février et s’applique à l’exploitation sexuelle, au travail forcé, à l’esclavage et au prélèvement d’organes. “Plus de 600.000 personnes sont vendues chaque année en Europe, victimes de criminels internationaux. 80% des victimes sont des fillettes et des femmes, et 70% se retrouvent en situation d’esclavage sexuel”, rappelle Terry Davis, secrétaire général du Conseil de l’Europe. 17 pays ont ratifié la convention. Le Conseil profite de la journée d’aujourd’hui pour appeler les autres à le faire.


    Grégoire Lecalot


    Dernière édition par Roger le Sam 10 Mai - 13:45, édité 1 fois


    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Re: Europe, France, Journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage

    Message par Roger le Sam 10 Mai - 12:57

    Nantes


    Partie du marché Talensac, la marche a rejoint le palais de justice, à la tombée de la nuit pour une commémoration en chant, danses et théâtre avec les choeurs de l'Opéra de Nantes

    Le 160e anniversaire de l'abolition de l'esclavage s'est ouvert hier. La suite de cette invitation à ce souvenir et devoir de mémoire se déroule ce samedi.
    Enchaînés, pliés de fatigue et de peur, courbés pour parer le coup et cacher l'humiliation, le cortège d'esclaves avance péniblement. Il porte le masque de la douleur et cherche la force et l'espoir dans un gospel. D'un côté, la chaîne de femmes. De l'autre, séparés, les hommes. Un esclave s'écarte du rang, un soldat le tient en joug. Un autre traîne, on le frappe. La scène pourrait être réelle. Elle l'a été. C'est ce que veut rappeler le collectif Passerelle noire qui, depuis trois ans, à l'occasion de la commémoration de l'abolition de l'esclavage organise cette reconstitution avec des volontaires.

    Les passants s'arrêtent au passage du cortège de douleur, ouvert par des cavaliers. Ils ne peuvent pas être indifférents. « C'est très impressionnant », dit un jeune homme dans une longue inspiration. « C'est honteux pour les blancs », lance une fillette.

    « Ce n'est pas pour nous flageller mais par devoir de mémoire. C'est notre histoire », insiste Yacin Abdillahi, membre du collectif. « La traite a été abolie, mais n'y a-t-il pas de nouvelles formes d'esclavage liées à la pauvreté, aux vicissitudes de l'homme par l'homme ? », interroge Mahamoudou Djibo.

    On ne peut pas l'ignorer, outre son imposante stature, Mahamoudou Djibo porte également un lumineux habit traditionnel du Niger. Chargé d'un rapport sur les pratiques esclavagistes dont le travail des enfants, il est venu exprès pour cette marche avec une délégation de la Commission nationale des droits de l'homme (CNDHLF) du Niger. « Cette marche est géniale. L'homme ne doit pas vivre que du quotidien. Il faut réveiller la mémoire et garder les pages qu'on n'a pas lues. »

    Véronique ESCOLANO.
    Ouest-France


    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Re: Europe, France, Journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage

    Message par Roger le Sam 10 Mai - 13:05

    esclavage
    en particulier en Guadeloupe




    Nous tenions absolument à ce qu' Atout-guadeloupe parle de l'esclavage.
    Notre volonté est de vulgariser pour plusieurs raisons :
    - apporter des informations simples trés facile à retenir et comprendre
    - l'esclavage est un sujet par des autorités plus compétentes que nous
    A quelques rares exceptions, les Portugais furent les seuls Européens à pratiquer le commerce des esclaves durant le 16ème siècle. Au cours du siècle suivant, les Français, les Anglais et finalement les Néerlandais s'y lancèrent à leur tour, provoquant un accroissement important du volume de la traite.

    Au 18ème siècle, les trois nations négrières majeures sont le Portugal, l'Angleterre et la France. Le rôle des Néerlandais diminue, tandis que d'autres pays européens (Danois, Suédois, Brandebourgeois, Courlandais, Espagnols, Ostendais) n'y participent qu'à un moindre degré.

    Après l'abolition du commerce des esclaves par l'Angleterre en 1807, une traite importante, en partie illégale, allait se poursuivre jusqu'en 1865.

    Après des recherches poussées, Ph. Curtin (1969) évalue à neuf millions et demi le nombre des esclaves qui débarquèrent dans le nouveau monde, le chiffre réel se situant, d'après cet auteur, aux alentours de 10,5 millions. Ces chiffres sont généralement acceptés comme ordre de grandeur par d'autres chercheurs, à la réserve de la traite illégale du 19ème siècle qui semble sous-estimée. En outre ces évaluations ne tiennent pas compte de la mortalité frappant les captifs amenés de l'intérieur, ni celle survenant dans les captiveries de la côte, ou au cours de la traversée. Certaines de ces données (mortalité des captifs amenés de l'intérieur) ne seront jamais connues.

    Ph. Curtin estime qu'entre 1711 et 1810 (en dehors de cette période les documents se font plus rares) 180.000 esclaves environ ont été transportés de Sénégambie en Amérique. Les principaux ports d'embarquement dans cette partie de la côte étaient Saint-Louis, Gorée, et James Fort (en Gambie).

    En ce qui concerne plus particulièrement Gorée, un dépouillement des sources durant la seconde moitié du 18ème siècle donne des chiffres variant le plus souvent entre 200 et 300 par an. Tous ces chiffres ne sont qu'approximatifs et ce décompte macabre ne donnera jamais la mesure de la souffrance des milliers d'africains arrachés de leur terre.


    Dernière édition par Roger le Sam 10 Mai - 13:34, édité 1 fois


    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Re: Europe, France, Journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage

    Message par Roger le Sam 10 Mai - 13:34

    L'abolition de l'esclavage dans le monde



    Le premier gouvernement européen à avoir interdit la traite des esclaves est celui du Danemark.
    En 1792, Christian VII décida que la traite serait abolie à partir de 1803.



    En Angleterre, c'est à la secte protestante des Quakers que revint le mérite de la première action concertée contre le commerce des esclaves. En 1727, ils avaient déclaré que la traite constituait une pratique inacceptable. En 1761, ils avaient exclu de leurs rangs ceux de leurs membres qui s'y livraient. En 1783, ils formèrent à Londres un «Comité pour l'aide et la libération des esclaves nègres des Indes occidentales et pour l'arrêt du commerce des esclaves à la côte africaine». Ce comité avait pour but d'alerter l'opinion publique et d'obtenir le vote d'une loi interdisant la traite. Le député W. Wilberforce se voua à la cause de l'abolitionnisme.

    Ce ne sera toutefois qu'en 1807 que sera votée la loi déclarant la traite illégale. Les navires des contrevenants furent saisis et, en 1811, la traite était punissable de la déportation ou de travaux forcés.

    Dès 1808, des bâtiments de la Royal Navy patrouillaient le long des côtes africaines, afin d'empêcher la traite clandestine anglaise. En outre, le gouvernement anglais s'efforçait, avec une inlassable ténacité, d'obtenir des autres nations négrières qu'elles mettent fin à la traite.

    En France, dès 1721 Montesquieu, avec Les Lettres persanes, contribua à répandre les sentiments anti esclavagistes. Rousseau, Didérot, Voltaire, Condorcet, Raynal et d'autres "philosophes" s'y montrèrent également opposés, de même que des hommes d'Etat comme Turgot et Necker.

    Ces idées nouvelles ne restèrent pas uniquement spéculatives. Elles connurent un début d'exécution pratique dans les dernières années de l'Ancien régime : en 1786 - 1789 des expériences sociales furent menées en secret, avec l'approbation de Louis XVI, en vue de tester la possibilité de procéder à une émancipation graduelle des esclaves, tant en ce qui concernait la nourriture et les vêtements, que la durée du travail et la possession de jardins particuliers.

    En 1788, à l'initiative du Comité de Londres, J.P. Brissot de Warville fonda la Société des Amis des Noirs qui comptait parmi ses membres des représentants de la grande bourgeoisie, ainsi que des hommes politiques.

    En août 1791, un soulèvement des esclaves éclata à l'île Saint-Domingue. Des atrocités furent commises de part et d'autre. Santhonax (commissaire envoyé par la Convention) et son collègue, Polverel proclamèrent tour à tour l'affranchissement des esclaves. Ces proclamations furent entérinées à Paris par un décret de la Convention du 5 février 1794. Ce décret n'aura d'application qu'à Saint-Domingue et à la Guadeloupe. Par la loi du 20 mars 1802, Bonaparte décida du maintien de l'esclavage dans la totalité des possessions françaises.

    Pendant les Cent jours, Napoléon décréta l'abolition de la traite. Sous la Restauration, plusieurs décisions sont prises rendant le traite illégale. Ce ne sera toutefois que sous Louis-Philippe qu'une loi résolument répressive sera votée.

    En 1834, une "société pour l'abolition de l'esclavage" se constitue à Paris. Mais ce ne sera que par décret d'avril 1848 que l'abolition sera proclamée. Durant l'intervalle les deux personnalités les plus marquantes dans les milieux anti-esclavagistes ont été Victor Schoelcher et Benjamin Cremieux.


    Rédigé par sébastien sabattini le Dimanche 12 Novembre 2006


    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.

    Contenu sponsorisé

    Re: Europe, France, Journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage

    Message par Contenu sponsorisé


      La date/heure actuelle est Ven 24 Nov - 16:02