[color=black][b]Le Noël des Américains ( critique québécoise )[/b][/color]

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    Roger

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    [color=black][b]Le Noël des Américains ( critique québécoise )[/b][/color]

    Message par Roger le Lun 1 Déc - 23:21

    Le Noël des Américains
    par Pascal Aujourd'hui à 10:10

    J'ai trouvé cet article sur un autre forum de discussion. C'est un Forum du Quebec. Etonnant !



    Richard Latendresse
    01/12/2008 08h32

    Les Américains vont se réveiller ce matin, après un long congé de quatre jours, avec une solide gueule de bois. En fait, non seulement avec un mal de bloc, mais encore des kilos en plus et de nouvelles dettes en trop. La Thanksgiving, c'est le meilleur et le pire des États-Unis.


    Le meilleur parce qu'ils peuvent se montrer tellement accueillants et généreux. À preuve, jeudi, des amis nous ont reçus dans la démesure gastronomique : deux dindes, dont une, géante, à laquelle nous n'avons pas touché ; un jambon qui faisait près de 30 centimètres de haut ; de grands plats de patates douces, de purée de maïs, de fèves vertes, de «farce» et de canneberges.


    LE VENTRE PLEIN
    La table des desserts débordait de gâteaux et de tartes à la citrouille, de tartes aux pacanes et de brownies. Pas plus fin que mes hôtes, je me suis servi et resservi, au point où nous avions tous un peu l'air à demi inconscient à la fin de l'après-midi. Un après-midi d'excès de table qui donne mauvaise conscience, mais dont je me suis tout de même remis assez vite. Mais un autre aspect de ce grand party national donne la nausée, et les malades s'en relèvent beaucoup plus difficilement. La Thanksgiving, c'est


    aussi le début de la saison des fêtes. Après une première journée en famille et entre amis, les Américains se lancent à l'assaut des magasins dans l'espoir de profiter de rabais censément exceptionnels. Pendant des semaines précédant leur version du «Vendredi saint», les commerçants préparent le terrain à coups de circulaires et de pleines pages de publicité dans les journaux.


    LES POCHES VIDES
    En fait, les marchands comptent tellement sur cette orgie de dépenses que ce vendredi est progressivement devenu Black Friday parce que plusieurs d'entre eux se sortent du rouge et retrouvent le chemin de la rentabilité, perdu au cours de l'année.


    Selon le sondeur Gallup, les consommateurs vont réduire de 29% leurs achats des fêtes, prévoyant débourser 616 $ pour leurs cadeaux au lieu des 866$ il y a un an. Une différence amplement suffisante pour pousser quantité de détaillants à la faillite.


    C'était toutefois sans compter sur le virus de la dépense qui court dans cette société. Ici et là, attirés par des promesses d'aubaines époustouflantes, des dizaines d'acheteurs fiévreux ont campé aux portes de leur commerce favori. Dans la grande région de Washington, comme ailleurs au pays, d'immenses centres commerciaux ont ouvert leurs portes... à minuit pour satisfaire ceux qui ne pouvaient plus retenir leur envie de dilapider leur argent.


    À Long Island, l'effervescence a atteint un tel degré qu'un employé d'un Wal-Mart a été écrasé à mort par des clients, incapables d'attendre quelques secondes de plus l'ouverture, pourtant très matinale - 5h - des portes. Quatre autres personnes, dont une femme enceinte, ont été blessées sous le regard - en fait, sous les pieds - de consommateurs apparemment indifférents.


    Hier, on apprenait qu'avec une hausse de 3 % des achats par rapport à l'an dernier - 10,6 milliards de dollars envolés ! -, les Américains ne sont pas au bout de leur portefeuille. Ce qui est inquiétant, c'est que beaucoup n'achètent pas en fonction de leur budget, mais des aubaines offertes.


    Et qu'ils perpétuent cette folie de l'achat à crédit, curieusement simplifié et encouragé par pratiquement tout ce que le pays a comme dirigeants politiques. Et ce, pendant que les économistes répètent que c'est l'accès trop facile au crédit qui a conduit les Américains à la présente crise économique, la pire depuis la Grande Dépression.


    Se réjouir que les Américains se remettent à dépenser, alors qu'ils n'ont plus d'argent: quelque chose cloche, et ce n'est pas seulement parce que Noël approche.





    Source Canoe




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    Re: Le Noël des Américains
    par Sunny Aujourd'hui à 14:16


    Merci Pascal pour cet article,
    En lisant cet article rien ne me surprenait, on s'entend pour dire que ces chers Américains n'ont jamais fait bien attention à leur façon de se nourir et que c'est loin d'être leur priorité. Et malheureusement c'est pas demain qu'ils vont essayer même de s'améliorer.

    Et en ce qui concerne leurs achats excessifs à crédit, pour supposément profiter des fameux rabais exceptionnelles, je ne suis pas certaine que ces achats soient toujours nécessaires??????? Si ils sont nécessaires ok mais s'ils ne le sont pas, alors là dans mon livre à moi ce ne sont pas du tout de fameux rabais surtout payé à crédit...

    Sunny


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    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
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