Alain MIMOUN

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    Roger

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    Date d'inscription : 10/04/2008

    Alain MIMOUN

    Message par Roger le Jeu 1 Aoû - 0:55

    Alain MIMOUN
     
     
    Ca circule sur la toile.
    C'est un beau témoignage d'un auteur inconnu.
     
     
     
     
    Quand je vois la vie d’Alain MIMOUN, j’ai comme une envie de comparer … Loin de moi l’idée que tout était mieux avant, mais je dois bien reconnaître qu’à l’occasion, le bon vieux temps me file la nostalgie.

    MIMOUN, c’est quand même cet Algérien qui a devancé l’appel sous les drapeaux pour aller se prendre une dégelée par les Boches en 1940, à la frontière belge. Qui a remis ça contre Rommel en Tunisie, puis a failli perdre un pied à Monte-Cassino début 1944, pour débarquer en Provence six mois plus tard.

    Forcément, quand on n’a pas fait le service militaire parce que Chirac l’a supprimé on a un peu plus de mal à chanter la Marseillaise avec l’équipe de France.

    Mais je ne veux viser personne …

    MIMOUN, c’est aussi le garçon de café qui a vécu 14 ans dans un 2 pièces du XIXe à Paris,
    > > alors qu’il se battait aux 4 coins de la planète pour la suprématie mondiale en course de fond.
    > > Celui que Zatopek fut tout heureux de voir gagner à Sydney en 1956, après l’avoir privé trois fois de podium olympique.

    Ça a quand même plus de gueule que les petites querelles d’égos de nos divettes footballistiques
    > > à Ferrari de fonction et hôtel particulier dans les beaux quartiers de Londres.

    Mais je ne veux viser personne…

    MIMOUN, c’est le Stakhano, vous lançant cette maxime maison pleine de bon sens :
    > > « Quand ça fait mal, c’est que ça fait du bien ». Le gars qui, quand il défaille au 30è km du marathon de Sydney, se traite de « salaud », s’insulte copieusement, se met lui-même des coups de pied au cul et gagne par-delà la douleur.

    quand d’autres préfèrent rejeter la cause de leurs échecs sur les arbitres, journalistes, entraîneurs, ou font la grève de l’entraînement … Bon, d’accord, je vise quelqu’un (enfin quelques-uns),

    Mais n’y comptez pas, vous n’aurez pas de noms.

    MIMOUN, quand il parlait, ça pouvait être imprévisible : « En Australie, 40 ans après les jeux Olympiques de Melbourne, j’ai été reçu comme un chef d’État. On m’a même proposé le passeport australien ; ce à quoi j’ai répondu : « Vous savez, j’ai déjà deux nationalités : française et corrézienne ».

    C’est sûr que ça nous change des analyses d’après match de nos héros modernes, à base de
    > > «l’important ce soir c’était les 3 points» ou «comme dit le coach, il faut prendre les matchs les uns après les autres, on fera les comptes à la fin de la saison».

    Pas de nom j’ai dit … Une tombe !

    MIMOUN, c’est le type qui a 50 stades à son nom, des écoles et des rues dans tous les sens.
    > > Pas mal, pour quelqu’un qui vient de mourir.

    A quand une école Anelka, Nasri ou Benzema ? Aïe, ça y est, j’ai lâché des noms, mais ceux-là
    > > c’est dans les faits divers qu’il faut les chercher, accolés à celui de Zahia ou autre…

    MIMOUN, c’est ce type qui a su aimer la France, au temps où la France savait se faire aimer.
    > > Où elle n’avait pas encore pris ce pli de se déverser un tombereau de culpabilité sur la tête à chaque occasion.

    MIMOUN c’est le patriote pur et dur, que même le FLN n’a pas tenté de récupérer, et à qui de Gaulle affirma qu’ils avaient 2 points communs : leur amour de la France et leur longévité


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