l'église d'Offenheim

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    Roger

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    l'église d'Offenheim

    Message par Roger le Sam 8 Déc - 21:20

    Le clocher de l'église d'Offenheim

    Journée du patrimoine le 16 septembre 2012.Dimanche 16 septembre de 14h à 17h : Découverte des secrets de la tour-clocher de l'Eglise en compagnie d'Albert Lorentz et Patrick Lemmel.


    La visite du clocher rénové de l'église d'Offenheim à eu lieu ce jour là et j'y étais.
    Malheureusement je n'ai pas encore posté les vidéos prises sur le sujet mais cela ne saurait tarder.
    L’intérieur du clocher de l’église d’Offenheim a été entièrement
    nettoyé et rénové. Ce travail a été réalisé par des
    bénévoles du Conseil de Fabrique et c'est monsieur Patrick Lemmel qui nous sert de guide aujourd'hui. Monsieur Lemmel ( du conseil de fabrique) a participé activement à cette rénovation de l'intérieur du clocher qui, je le précise est plusieurs fois centenaire puisqu'il date de 1180 et 1200
    Je vais donc placer ces photos dans l'attente de vous proposer les différentes vidéos prises ce jour là et ou l'on entend le principal acteur de cette rénovation commenter ce qu'il a fait et découvert lors de ses travaux.





    Rénovation de l'Eglise d'Offenheim
    Un élément du patrimoine du village


    source:http://www.stutzheim-offenheim.fr/patrimoine2.html

    Le paysage vallonné du Kochersberg est marqué par de nombreux clochers dont certains sont plusieurs fois centenaires. Celui d’Offenheim a été construit, en briques, entre 1180 et 1200. Depuis huit siècles, il domine le vallon de la Souffel et servait de tour d’observation et de refuge en cas d’invasions. Dès l’origine, vers l’ouest se trouvait une nef dans laquelle se rassemblaient les quelques paroissiens de cette époque.
    Avec le temps, le village s’est agrandi. La nef de l’église devint trop petite et, faute de moyens, était mal entretenue. En 1788, il y a exactement 220 ans, il fallut se résigner à la démolir. Un projet de reconstruction fut soumis à l’architecte-expert de la Province d’Alsace qui rectifia le plan initial pour des raisons de solidité et de bon goût et pour donner plus de grâce à cette église. Le portail d’entrée fut alors placé du côté de la place. La nouvelle église fut consacrée en 1790.
    En ce temps-là, la Révolution faisait rage à Paris. Les biens d’église furent déclarés biens nationaux et mis en vente aux enchères. Pour sauver leur église, quatre familles d’Offenheim ont alors acheté le bâtiment qui fut utilisé, à un certain moment, comme magasin à fourrages par des soldats de passage.
    En 1800, Napoléon Bonaparte a rétabli la paix religieuse en France ; selon le Concordat de 1801, les églises et les presbytères sont alors devenus la propriété des communes.
    A Offenheim, il fallut attendre encore quelques années pour voir la fin des aménagements intérieurs de l’église. De cette époque datent les trois autels de style néoclassique qui donnent une douce harmonie à ce lieu de culte. Au fond du choeur, un grand retable représente saint Arbogast, évêque de Strasbourg vers l’an 550. La récente restauration donne une nouvelle luminosité à cette belle oeuvre d’art, sur laquelle figure même le plan de l’église.


    Il est 14 heures lorsque nous quittons Strasbourg pour nous rendre à Offenheim.



























    Nous arrivons à Stutsheim, village jumelé avec à Offenheim ( communauté de communes )


    La commune de (Stutzheim / Offenheim) est issue de la fusion, le 15 juillet 1976, des anciennes communes de Stutzheim et d'Offenheim.

    La commune est située à une altitude de 150 (mini) à 181 mètres (maxi) et compte 1501 habitants (recensement de 2005), les Stutzoffenheimois.
    Elle couvre une superficie de 7,14 km².

    Unis au niveau paroissial en 1788 par un décret du cardinal de Rohan, alors prince-évêque de Strasbourg, les deux communes ont décidé de s’associer en 1972, puis de former une seule commune par fusion totale en 1976. A partir de ce moment, la création de plusieurs lotissements provoqua une augmentation importante de la population. Pour sa part, la vie associative a pu se développer grâce à des installations communes.








    Village que nous traversons.
















    Nous voilà à Offenheim. Il nous faut traverser le village. L'église se trouvant presque au bout, sur la gauche. On l'apperçoit d'ailleurs à gauche sur la photo.


    Le nom d’Offenheim apparaît, sous sa forme actuelle, dès l’an 742 dans un acte de donation de terres en faveur de l’abbaye bénédictine de Wissembourg. Au vu de découvertes faites en Pays de Bade sur un site appelé au Moyen Age Monasterium Offoniswilarii, les historiens mettent le préfixe Offen en lien avec le nom d’un moine irlandais, appelé Offo. Ce religieux a fondé une abbaye près de Schuttern au temps du roi Dagobert. Vénéré dans divers lieux de la plaine du Rhin, son nom serait à l’origine des toponymes Offenburg, Offendorf, Offenbach, Offenheim près de Worms et Offenheim dans le Kochersberg.

    Des traces d’un dispositif de défense restent visibles à Offenheim. Le clocher, construit en briques au XIIe siècle, était, de toute évidence, avec ses meurtrières, une tour de garde et de refuge en cas de péril ou d’invasion. Une carte géographique de 1760 montre que le village avait la forme d’un pentagone (figure régulière à cinq côtés), avec le clocher au centre et un calvaire à chaque extrémité en guise de protection. En outre, les actes notariés du XVIIIe siècle citent encore le Dorfgraben, fossé de défense entourant le village et comportant sans doute une levée de terre servant de rempart. Le mur extérieur d’une ancienne grange est encore munie de canonnières.





    Nous y voilà


    Sur le parvis de l’église se trouvent deux monuments : un calvaire ( à gauche) élevé à la mémoire d’un habitant du village décédé accidentellement en 1795 et le Monument aux morts ( à droite ) dédié aux victimes militaires des deux guerres mondiales. Dans le cimetière qui entoure l’église, une famille a fait placer vers 1855 un Mont des oliviers ; quatre statues en grès et grandeur nature évoquent un épisode de l’Evangile, le jeudi saint. Autour du Christ en prière dorment ses disciples Pierre, Jacques et Jean.


    De l'histoire, encore et encore ...


    Source:
    http://www.fondation-patrimoine.org/fr/alsace-1/tous-les-projets-128/detail-eglise-d-offenheim-1427

    L'église Saint-Arbogast d'Offenheim est construite à l'emplacement d'un ancien édifice, dont il subsiste le clocher carré, du XIIIe siècle. Celui-ci, qui servait de tour de garde et de refuge en cas de péril, possède des murs épais, percés de meurtrières.


    Le rez-de-chaussée, doté d'une fenêtre romane, était voûté jusqu'en 1789. Le toit en bâtière est en tuiles canal à la romaine, dites aussi "tiges de bottes", certaines ornées de petites figures évoquant la vie rurale : un fermier, une vache, un cochon, un mouton, un lapin, un coq ou un canard.


    Le choeur et la nef sont reconstruits en 1789 dans le style néo-classique et le pignon de façade, encadré de pilastres, est percé dans son fronton triangulaire d'une fenêtre ovale, dite "l'oeil de Dieu". L'église abrite des autels de la fin du XVIIIe siècle et un tableau représentant saint Arbogast, l'un des premiers évêques de Strasbourg, ayant vécu vers 550.




    La publication périodique ( numéro 53 de 2006 ) de l'association des amis de la maison du Kochersberg publie en page de couverture le clocher de l'église d'Offenheim ( XIIème siècle ) et précise que les caractéristiques de l'édifice rappellent qu'au moyen age, les clochers avaient principalement deux fonctions: D'une part servir de tour de guet pour surveiller les alentours, d'autre part permettre aux habitants d'y trouver un dernier refuge lors d'un assaut du village. Encre et aquarelle de Gilbert Andres de Strasbourg.






    Nature des travaux
    La Commune de Stutzheim-Offenheim a mené plusieurs campagnes de restauration sur l'église d'Offenheim soutenues par la Fondation du Patrimoine. La première en 2008 a vu la rénovation de la nef et du choeur. Les vitraux ont fait ensuite l'objet de deux phases de restauration, en 2009 puis en 2010.







    En attendant de monter dans le clocher à notre tour, nous sommes reçus par un représentant de "l'association des amis de la maison du Kochersberg" qui nous retrace l'historique de l'édifice et nous parle de ce que nous allons voir.






    Juste avant de commencer la visite, j'en profite pour prendre quelques clichés dans l'église elle même.















    Le chœur et la nef de l’église datent de 1789 ; l’édifice abrite des autels de la fin du XVIIIe siècle et un tableau représentant saint Arbogast, l’un des premiers évêques de Strasbourg vers 550.



















    Nous entrons dans la sacristie qui était autrefois le coeur de l'église.



    Une porte nous donne accès à un escalier menant au premier étage du clocher.



    Première découverte, une niche autrefois comblée.



    Tout a été refait, repensé car l'accès aux cloches était impossible avant la rénovation. Tout cela a été réalisé avec des moyens limités mais de bonne qualité.






    Dernière édition par Roger le Dim 9 Déc - 19:48, édité 12 fois


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    Re: l'église d'Offenheim

    Message par Roger le Sam 8 Déc - 22:06

    Patrick Lemmel nous explique que Toute cette structure n'existait pas avant la rénovation et l'accès aux cloches se faisait à l'aide de grandes échelles peu fiables semble t-il.







    Cette niche au premier étage et découverte lors de la rénovation contient cette statuette de la vierge Marie, elle même découverte en 1993 emmurée sur une face extérieure de la tour à l'angle de la nef et du coeur, lors de la rénovation de l'édifice.
    On ne sait qui, quand et pourquoi a caché cette statue. C'est une des énigmes commentée ce jour là.




    Patrick Lemmel d'Offenheim que vous voyez là en polo noir a rénové le clocher qu'il nous fait visiter aujourd'hui.



























    Nous montons au second et dernier étage, l'étage où se trouvent les 3 cloches.































    Pendant la seconde guerre mondiale, les Allemands ont descendu deux cloches pour les transporter en Allemagne afin d'être fondues pour faire des canons. Une seule cloche est restée en place. C'est après la guerre qu'un jour des autorités allemandes ont téléphoné au village pour leur signaler la présence d'une cloche leur appartement et qui gisait quelque part en sol allemand. J'ai entendu où mais je ne m'en souviens plus. Qu'importe... .
    Le maire d'Offenheim a organisé à l'époque son retour au village pour la remettre à sa place.




    Une seule cloche n'a jamais été restituée et les époux Lux et Schott ont fait don d'une somme conséquente à la paroisse pour faire réaliser la cloche manquante. Leurs noms figurent en bonne place sur la cloche.



















    Depuis quelques années, les cloches sont actionnées par des mécanismes électriques.




















    A savoir aussi:

    Dans le numéro 53 de la publication périodique des amis de la maison du Kochersberg on trouve un article intéressant et plus complet sur l'origine et la destination des clochers. Il dit ceci:

    L'examen des clochers est particulièrement intéressant. En effet; En 1702, les tours et les églises du moyen age existaient pratiquement encore dans tous les villages. Les démolitions suivies de reconstructions sont intervenues, en grand nombre, aux XVIIIème et XIXème siècles, c'est à dire un ou deux siècles plus tard. Le clocher médiéval de Truchtersheim n'a d'ailleurs été démoli qu'en 1963.
    Au moyen age, les clochers avaient principalement deux fonctions; Servir de tour de guet pour surveiller les alentours et permettre à la population d'y trouver un dernier refuge en cas d'attaque du village. Pour être efficace en matière de protection, la tour avait deux meurtrières, encore visibles ici ou là ( Offenheim, Saessolsheim ) et un plafond voûté au niveau du rez de chaussée pour interdir aux assaillants l'accès aux étages supérieurs.
    Selon le rapport de 1702, et pour les villages visités, 77 tours sur 86 avaient encore la voûte médiévale, généralement sur croisée d'ovives ou, plus rarement, en berceau comme à Gimbrett et à Pfulgriesheim; La voûte avait alors déjà disparue dans 9 clochers.

    Voûte sur croisée d'ogives du clocher-coeur de la chapelle Sainte barbe de Kuttolsheim. Photo de A.Lorentz

    Aujourd'hui, quelques voûtes sur croisée d'ogives existent ici ou là, comme celle de Kuttolsheim ( chapelle Sainte Barbe) ou celle construite en 1888 dans l'actuelle église de Wiwersheim. La voûte du clocher à même parfois été conservée en cas de reconstruction d'une nouvelle nef comme à Furdenheim. Ailleurs, on voit encore des amorces d'ogives ( Offenheim ) ou des chapiteaux ( Zehnacher ) . Curieusement, les enquêteurs ont noté que l'église de Pfulgriesheim avait un petit clocher sans voûte, alors que, de nos jours, on peut y admirer une belle voûte en berceau avec des fresques du XIVème siècle. Erreur des enquêteurs ?.
    Le rapport signale, par ailleurs, l'absence de clocher dans 4 villages: Berstett ( l'église actuelle a été construite en 1726 ), Eckwersheim, Mittelheusbergen et Niederhausbergen ( ces deux derniers villages n'ont alors qu'une chapelle ).
    L'état d'entretien est parfois mentionné; ainsi Gougenheim et Pfettisheim avaient un bon clocher. Par contre, Gimbrett avait un méchant clocher, ce qui explique la construction d'une nouvelle église en 1726.









    J'ai aimé cette visite dans ce monument restauré avec soin par monsieur Lemmel et l'équipe de paroissiens du conseil de fabrique. Ca sentait bon l'implication et le bénévolat. L'acharnement aussi car il nous a dit combien il avait été difficile de monter étage par étage tous les matériaux nécessaires à la création des étages et plus généralement à la rénovation du clocher. Bien sur que cet édifice n'a pas la beauté colorée des cathédrales très visitées mais pour celles et ceux qui ont eu la chance d'écouter monsieur lemmel nous avons eu un cour d'histoire très intéressant.







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