Petite escapade du weekend à Paris

    Partagez
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Re: Petite escapade du weekend à Paris

    Message par Roger le Jeu 13 Oct - 22:11















    L'arche de la Défense







    La butte Montmartre















    Il fallait bien immortaliser l'évênement !





























































    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Re: Petite escapade du weekend à Paris

    Message par Roger le Jeu 13 Oct - 22:21


    Retour sur terre.
    On emprunte un autre escalier, tout aussiétroit et Attention, il est glissant malgré les dispositifs antidérapants.
    je vous conseille la prudence.






    Attention, ça glisse et chose étonnante, au lieu deprendre leurs dispositions pour que l'usager se sente en sécurité, ils affichent que ça glisse.
    Donc, faites attention. Les marches et nez de marche sont en inox et vu le nombre de passage, il est glissant.





















































    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Re: Petite escapade du weekend à Paris

    Message par Roger le Jeu 13 Oct - 22:33

    De retour sur terre, nous revenons sur l'avenue des champs élysées pour retrouver Lucienne et jean Paul.
    Là nous voyons une manifestation des jeunes scouts musulmans




    Il y avait des flics partout

















    Ya des ceux-ce qui font la queue à la soupe populaire et y a des ceux-ce qui font la queue chez louis Vuitton. Ils n'ont visiblement pas le même porte monnaie.










    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.
    avatar
    Lamouette 2

    Nombre de messages : 1383
    Age : 65
    Localisation : Montroulez
    Date d'inscription : 24/11/2009

    Re: Petite escapade du weekend à Paris

    Message par Lamouette 2 le Ven 14 Oct - 0:13

    Très belle ascension, bravo à vous et chapeau au photographe, c'est superbe . Ceci dit, à la place d'Anne-Marie, je t'aurais fait payer ton mensonge surtout qu'après l'épreuve de la montée, la descente fait peur . Je crois que je l'aurais descendu pieds nus ou..sur ton dos
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Re: Petite escapade du weekend à Paris

    Message par Roger le Ven 14 Oct - 22:01

    Des autocars de ce type, il en avait en masse. Ils circulaient partout.







    Rue Lincoln à gauche et en face, Avenue des champs élysées. Nous marchons pour rejoindre lucienne et Jean Paul







    Nous sommes avenue des champs élysées






    Après Louis Vuiton, Le magasin de luxe très en vogue. Abercrombie / Fitch de New York.
    Là aussi on fait la queue pour s'arracher des chemisiers à 200 euros pièce.







    Voici l'entrée, bien gardée, très filtrée. Il parait que les vendeuses sont toutes splendides. Triées sur le volet et en jupe très très court. Lucienne et jean Paul y étaient pendant que nous étions sur l'Arc de Triomphe. C'est là que nous nous sommes retrouvés.







    Vous êtes chez Marcel Dassaut






    C'est marqué sur l'étiquette, ici.







    Il est déjà loin notre Arc de Triomphe.










































    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Re: Petite escapade du weekend à Paris

    Message par Roger le Ven 14 Oct - 22:39








    j'ai beaucoup aimé cette vieille porte avec ce magnifique heurtoir.







    Regardez moi ça comme c'est beau

















































































    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Re: Petite escapade du weekend à Paris

    Message par Roger le Ven 14 Oct - 23:02





















    Nous rentrons tout doucement vers l'hôtel. la première journée est terminée et il commence à faire nuit. Les femmes ont fain et mal aux pieds.










    Le Panthéon












































    De retour à l'hôtel, tout le monde suggère de prendre d'abord une bonne douche réparatrice avant de se retrouver pour aller manger;
    Nous dinons ce soir là au petit Bofinger.







    Excellent repas, serveurs sympas, service rapide
































    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.
    avatar
    Lamouette 2

    Nombre de messages : 1383
    Age : 65
    Localisation : Montroulez
    Date d'inscription : 24/11/2009

    Re: Petite escapade du weekend à Paris

    Message par Lamouette 2 le Ven 14 Oct - 23:52

    Je n'ai pas vu la maison du "petit Nicolas" ? Demain peut-être ? En tous cas tu as bien travaillé, merci pour cette grande balade et la suite quand tu veux . J'aime bien Paris en reportages sur Planète car on n'a ni le bruit ni la pollution, juste ce qui est beau ou pittoresque .
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Les catacombes de Paris

    Message par Roger le Sam 22 Oct - 23:04

    En rentrant à l'hôtel, nous traversons une petite fête foraine.






    Dodo !



    Le samedi matin,7h30, déjeuner à l'hôtel.























    Puis départ vers la station de métro où nous allons nous séparer pour la journée à la station Denfert-Rochereau.































    Nous nous séparons comme je l'ai dit plus haut à la Station Denfert-Rochereau.
    Anne mari et Lucienne vont faire des emplettes toute la journée dans Paris, Jean paul s'en va à sa conférence toute la journée et moi je vais faire 25km dans tout Paris ou presque.
























    Le lion de Bartholdi







    Première visite que je vous propose, Les catacombes de paris. C'est juste en face de la sortie du métro.






    J'ai toujours rêvé d'aller fiche mon nez dans cet endroit insolite Et n'allez pas croire que je suis cinglé, je peux vous dire que le nombre de visites journalières dépasse les 300 personnes en ce moment.
    Il y avait déjà une petite queue.










    Dernière édition par Roger le Dim 23 Oct - 12:50, édité 3 fois


    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Les catacombes de Paris.

    Message par Roger le Sam 22 Oct - 23:39

    J'ai visité la partie officielle des catacombes. Quelques km alors qu'il en existe plusieurs centaines ( de km ).


    Sorti de la station de métro Denfert-Rochereau Je traverse la rue et comme je l'ai dit plus haut, c'est juste en face, au début de l'avenue du Colonel Henri Rol Tanguy.















    En l'espace de 20 minutes, il s'est formé une queue de 50 mètres; J'étais étonné de voir autant de monde s'intéresser à cette partie de notre histoire.







    Les guides commencent à placer les visiteurs dans les bonnes files. Ceux qui ont payé le prix fort avec guide et ceux qui visitent seuls, sans guide;
    Moi j'ai voulu un guide pour entendre les explications







    10 heures, c'est parti. Notre guide nous prend en compte, nous fait coller une pastille verte sur le col de chemise et nous entrons.
    Une descente de 30 à 50 marches d'un escalier en colimaçon.
    Premières photo de la première salle où il va nous expliquer le pourquoi du comment
























    Notre guide.























    Après une bonne petite marche de 500 mètres environs, notre guide nous arrête devant une inscription chiffrée. 72 G 1780
    La galerie dans laquelle nous sommes est une galerie de prospection percée pour quadriller Paris afin de recenser les galerie d'origine et les consolider;
    Celle ci est la 72ème galerie forée sous la direction d'un certain G........ ( première lettre de son nom et en 1780 de notre ère.








    Cette galerie là est la seconde, ordonnée par un certain G....... 13ème année de la république




    Les catacombes de Paris, terme improprement utilisé pour nommer l'ossuaire municipal, sont d'anciennes carrières souterraines situées dans le 14e arrondissement de Paris, reliées entre elles par des galeries d'inspection. Elles sont transformées en ossuaire à la fin du XVIIIe siècle avec le transfert des dépouilles de six millions de Parisiens, évacués des cimetières pour des raisons de salubrité publique. Elles prennent alors le nom de Catacombes, par analogie avec les nécropoles souterraines de la Rome antique, bien qu'elles soient dépourvues du moindre caractère sacré.

    D'environ 1,7 kilomètre de long, situées à vingt mètres sous la surface, elles sont officiellement visitées par environ 240 000 visiteurs par an à partir de la place Denfert-Rochereau et constituent un musée de la ville de Paris, dépendant du musée Carnavalet. Cette partie ouverte au public ne représente qu'une infime fraction (environ un huit-centième) des vastes carrières souterraines de Paris, qui s'étendent sous plusieurs arrondissements de la capitale. En revanche, il existe d'autres ossuaires souterrains à Paris, inaccessibles au public, et qui demeurent particulièrement méconnus.















    Dernière édition par Roger le Dim 23 Oct - 12:59, édité 1 fois


    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Les catacombes de Paris

    Message par Roger le Dim 23 Oct - 0:06

    Près de trois cents kilomètres de galeries s'étalent sous Paris intra-muros, sur parfois trois niveaux de carrières. La profondeur moyenne est d'environ vingt mètres sous le niveau du sol naturel. Lorsque ces carrières étaient actives, on en extrayait de la pierre à bâtir, qui a permis pendant plusieurs siècles de construire les bâtiments de Paris sans importer d'autre matériau de construction.







    Mais il existait aussi des vides souterrains constitués par les anciennes carrières de gypse (au pied du Sacré-Cœur, par exemple). Ces vides sont quasiment tous comblés ou foudroyés (carrière volontairement effondrée par explosion des piliers).









    Seule subsiste la grotte des Buttes-Chaumont qui est, en réalité, une partie d'une ancienne carrière souterraine. On assimile abusivement les Catacombes à l'ensemble des carrières de la capitale, bien qu'elles n'en représentent en réalité qu'une infime fraction.













    On nous explique la composition des roches, diverses et des piliers qui sont construits pour la soutenir, une fois creusée.
















    À la fin du XVIIIe siècle, pour faire face à la saturation des cimetières parisiens et aux problèmes croissants d'insalubrité, la décision est prise de déplacer les ossements dans les carrières souterraines.















































    La galerie de Port-Mahon
    Sculpture du fort de Port-Mahon.Le visiteur débouche alors dans la galerie de Port-Mahon. Ces sculptures réalisées dans la pierre de 1777 à 1782, sont l'œuvre d'un carrier nommé Décure, dit Beauséjour, vétéran des armées de Louis XV. Selon Le Conducteur portatif de 1829, il s'agirait d'un soldat enrôlé en 1756 dans l'armée de Richelieu lors de l'opération de reconquête de Minorque. Réformé, il entra à l'Inspection des carrières afin de compléter sa modeste solde. Travaillant la journée aux travaux de consolidation sous la direction de Guillaumot, il sculpte après son travail et représente une maquette ainsi que diverses vues du fort de Port-Mahon, la principale ville de l'île de Minorque, aux Baléares, où il aurait été un temps prisonnier des Anglais. Voulant parfaire son œuvre, il engage la création d'un escalier d'accès depuis le niveau supérieur de la carrière ; mais il provoque ainsi un fontis qui le tua sur le coup.

    Ces sculptures, abîmées pendant la Révolution ont été restaurées en 1854, et à plusieurs reprises depuis lors.


    Dernière édition par Roger le Dim 23 Oct - 13:01, édité 2 fois


    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Re: Petite escapade du weekend à Paris

    Message par Roger le Dim 23 Oct - 0:12








































    Ps évident de prendre des photos avec peu de luminosité.


































































    Le problème des cimetières.

    Le cimetière des Saints-Innocents apparaît au Ve siècle autour de l'église Notre-Dame-des-Bois, lieu de culte mérovingien installé en ce lieu. Probablement détruite durant les invasions normandes de 885-886, elle est remplacée au XIe siècle par l'église Sainte-Opportune, qui reçoit dès lors dans son enclos les morts de plusieurs paroisses de la rive droite. Ce cimetière prend en 1130 le nom de Saints-Innocents en référence aux « saints Innocents », enfants de Judée massacrés sur l'ordre du roi Hérode ; mais ce nom semble également source de confusion dès cette époque avec celui de Saint-Innocent, suite à l'inhumation d'un enfant soi-disant crucifié par des Juifs à Pontoise vers 1179, et à l'origine de miracles après son inhumation en ce lieu sous le règne de Philippe-Auguste.

    Situé entre la rue Saint-Denis, la rue de la Ferronnerie, la rue de la Lingerie et la rue Berger, il reçoit pendant treize siècles des dizaines de générations de Parisiens, décédés dans les vingt-deux paroisses de la ville, ainsi que les cadavres évacués de l'Hôtel-Dieu et de la morgue. D'un petit cimetière de campagne, il devient le plus grand cimetière de Paris, et est progressivement entouré de constructions, jusqu'à devenir partie intégrante d'un des quartiers les plus animés de la ville. Les guerres, les épidémies ou les famines apportent leur lot de milliers de cadavres à inhumer dans cet espace restreint, ce qui rend leur décomposition de plus en plus difficile. Les fosses communes atteignent alors plus de dix mètres de profondeur. À la fin du XVIIIe siècle, le sol du cimetière se situe en conséquence plus de deux mètres au-dessus du niveau de la rue, entraînant des problèmes d'insalubrité, dénoncés de longue date.

    La décomposition sans cesse renouvelée de milliers de cadavres favorise la propagation de maladies. Dès 1554, des médecins de la faculté de Paris s'indignent en vain contre les risques d'épidémies que fait peser l'existence du cimetière. En 1737, des médecins de l'Académie royale de sciences confirment cette analyse et les plaintes des riverains ne font que s'accumuler au fil des ans. Si les inhumations individuelles ne dépassent pas deux cents par an, les fosses communes, en revanche, accueillent jusqu'à mille cinq cents cadavres. Elles sont périodiquement vidées afin de faire de la place lors de la création de nouvelles fosses, et les ossements placés dans d'immenses charniers entourant le cimetière. Le dernier fossoyeur, François Pourrain, estime avoir enterré aux Innocents environ quatre-vingt-dix mille cadavres en moins de trente ans[3].

    Un chroniqueur du XVIIIe siècle note que dans le quartier, le vin tourne au vinaigre en moins d'une semaine et que la nourriture se gâte en quelques jours. L'eau des puits est elle aussi contaminée par des matières putrides, la rendant de plus en plus impropre à la consommation. La situation amène même Voltaire à critiquer les autorités religieuses, qui persistent à enterrer des morts de façon aussi inconséquente pour la santé du peuple. En 1765, un arrêté du Parlement de Paris interdit toute inhumation dans les limites de la ville. Huit cimetières sont alors créés hors des murs de la capitale, renouant avec les traditions romaines. Mais la tradition, la résistance des autorités religieuses et la piété populaire empêchent de venir rapidement à bout de ces pratiques.


    Dernière édition par Roger le Dim 23 Oct - 13:01, édité 1 fois


    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Les catacombes de Paris

    Message par Roger le Dim 23 Oct - 10:35

    Le bain de pieds des carriers

    À faible distance, le bain de pieds des carriers est une petit puits contenant une nappe d'eau particulièrement limpide, autrefois utilisé par les ouvriers travaillant aux consolidations de l'ossuaire. Doté d'un garde-fou, il doit son nom à la transparence de l'eau, qui le rend peu visible au visiteur non averti qui s'y mouillerait les pieds en descendant les dernières marches immergées de l'escalier d'accès. Cette particularité a été abondamment exploitée par les guides accompagnant les visiteurs jusqu'à l'installation de l'éclairage électrique en 1983. Ce puits constitue le premier forage géologique réalisé sous Paris dont la coupe oryctognostique a été levée en 1814 par Héricart de Thury. Il vise à la reconnaissance de la constitution géologique du sous-sol. La galerie gagne alors en hauteur dans le passage dit des doubles carrières. Le visiteur parvient alors à l'ossuaire, dont le vestibule est également utilisé pour des expositions temporaires











    Le passage dit "des doubles carrières" précède l'ossuaire.





































    Avant de pénétrer dans l'ossuaire, par une porte métallique encadrée de deux piliers de soutènement décorés de motifs géométriques blancs sur fond noir,









    un avertissement en alexandrin du poète Jacques Delille inscrit en lettres noires sur le linteau accueille le visiteur : « Arrête ! C'est ici l'empire de la mort ». Sur le mur de gauche de la première salle, une plaque commémore la création de l'ossuaire.





























    32 T 1876
    32ème galerie de consolidation, creusée sous la direction d'un certain T........ en 1876






















    Dernière édition par Roger le Dim 23 Oct - 13:02, édité 2 fois


    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Les catacombes de Paris.

    Message par Roger le Dim 23 Oct - 11:02

    Maintenant, commence l'enfer pour un photographe amateur que je suis. .
    Impossible de prendre des photos avec Flash.
    Même si on pousse la sensibilité au maximum, 3200 iso, l'appareil ne déclenche pas forcément. C'est vous dire toute la difficulté qu'ont les photographes amateurs en ce lieu.
    Je me suis d'ailleurs fait un copain. Un anglais de mon age me semble t-il et avec qui nous avons travaillé pour faire se déclencher nos obturateurs.
    Suivez le guide...

















    Les ossements de six millions de Parisiens reposent dans approximativement 780 mètres de galeries tortueuses, le plus souvent inaccessibles au public, sur une hauteur moyenne d'un mètre cinquante. Leur surface totale atteint 10 933 mètres carrés. De chaque côté du parcours de visite, les os forment de longs alignements de têtes de fémurs ou de tibias dont on n'aperçoit que les apophyses. Des frises constituées de crânes sont disposées à plusieurs hauteurs et légèrement en saillie de ces murs d'ossements, affichant une recherche décorative romantico-macabre. Toutefois, à l'arrière de ces alignements, des milliers de squelettes restent entremêlés en désordre.






















    Bien entendu, il n'y a aucune odeur. Ca fait bien longtemps que ces ossements sont à nu












    Des plaques gravées indiquent la provenance et l'année du transfert devant les ossements ; d'autres portent des citations souvent grandiloquentes de grands auteurs, ou d'autres célébrités du début du XIXe siècle, en français ou en latin








    Au milieu d'une galerie qui s'élargit en rotonde, la fontaine de la samaritaine est réalisée en 1810 afin de recueillir les eaux de la nappe phréatique, découverte par les ouvriers lors des travaux d'aménagement de l'ossuaire. Elle fait référence à l'épisode du Christ et de la Samaritaine au puits de Jacob, évoqué par l'inscription « Quiconque boit de cette eau aura encore soif. Mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura point soif dans l'éternité... ».

    Elle fut également nommée source de Léthé ou de l'Oubli, par analogie avec le fleuve de la mythologie grecque, où les âmes des morts se désaltéraient pour oublier les circonstances de leur existence[29],[30].
















































    .



    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Re: Petite escapade du weekend à Paris

    Message par Roger le Lun 24 Oct - 0:15

    Je vais poursuivre le dépot de mes photos des catacombes à partir de mon ordinateur au bureau puisque ce soir ça marche.
    Je vous l'ai dit plus haut, 6 millions dêtres humains sont ici, entassés et provenant de différents cimetières de Paris.
























    Vous avez l'impression qu'il fait clair mais il n'en est rien. Les lampes sont si faibles pour ne pas abimer les ossements qu'il est virtuellement impossible de prendre un bon cliché. Ou alors il faut s'y prendre à plusieurs reprises.


















































    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Re: Petite escapade du weekend à Paris

    Message par Roger le Lun 24 Oct - 0:33

    url=http://www.servimg.com/image_preview.php?i=5292&u=11448639][/url]






    J'ai vraiment éssayé toutes les ouvertures et sensibilités possibles pour arriver à quelque chose d'exploitable et de lisible. Je vous place toutes les photos prises.





























































































    Je n'écoutais pas ce que disait notre guide. Pourtant il connaissait son sujet. Je voulais des photos.










    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.
    avatar
    Lamouette 2

    Nombre de messages : 1383
    Age : 65
    Localisation : Montroulez
    Date d'inscription : 24/11/2009

    Re: Petite escapade du weekend à Paris

    Message par Lamouette 2 le Lun 24 Oct - 14:34

    Tu voulais des photos et tu les a eues !! Sur toutes les coutures ! C'est impressionnant. Sur certaines photos, on dirait une déco marine réalisée à l'aide de galets de différentes tailles, très mode pour les salles de bains. Pourrait-on envisager une sorte de recyclage ?

    Bon, j'arrête de dire de bêtises et je te félicite pour tout ce que tu nous fais visiter . J'ajoute que l'histoire du cimetière des (saints)Innocents me fascine depuis fort longtemps, ça a commencé quand j'étais ado et que je dévorais en cachette car lecture interdite par ma maman, les romans d'Anne et Serge Golon : Angélique marquise des Anges . Dans le second je crois, on décrivait les rassemblements nocturnes dans ce cimetière de toutes les bandes de mendiants et malfrats que comptait Paris sous Louis XIV. Leur grand chef appelé le grand Coesre rendait la justice et on venait lui rendre allégeance et "cracher au bassinet" (lui donner un pourcentage de ce qu'on gagnait en mendiant ou en volant ou en se prostituant, etc ).Cette "Cour" et leur grand chef s'étaient rebaptisés en dérision de la vraie Cour de Versailles, la Cour des Miracles en référence peut-être au fait que tous les faux boiteux, estropiés, aveugles qui mendiaient le jour, redevenaient par miracle entiers la nuit . Ces réunions pas mal arrosées, étaient souvent bruyantes et on imagine que les riverains ne devaient pas dormir beaucoup .

    Le pourquoi de ce choix peu ragoutant de lieu de réunion ? (Surtout si l'on tient compte de l'odeur car beaucoup de fosses restaient à ciel ouvert tant qu'elles n'étaient pas pleines . L'été ça devait être l'enfer !La preuve, c'est que les bourgeois et surtout les riches oisifs qui s'y promenaient le jour, n'y mettaient plus les pieds dès que la température montait ).

    Le pourquoi , donc :Je pense qu'il fallait un grand espace pour accueillir ces centaines de malheureux et à l'époque Paris disposait de peu de places en son centre et ses rues étaient plutôt des ruelles . Et puis là au moins, ils pouvaient être tranquilles, loin des yeux et des oreilles de la police du roi qui ne se risquait pas dans ce coupe gorge ..Elle s'y risquera après des années de préparation et avec le soutien des militaires et à l'issue de ce gigantesque coup de filet où périra le grand Coesre ( le grand chef dont j'ai parlé plus haut ) le quartier deviendra plus calme .

    Petit extrait du roman Angélique qui décrit le monde des "gueux" de l'époque

    Le père Hurlurot était aveugle et raclait
    une sorte de boîte tendue de deux cordes qu’il appelait violon.
    Elle, borgne, épaisse, son énorme chevelure d’étoupe grise
    s’échappant d’un turban de linge sale, claquait des castagnettes
    et gigotait de ses grosses jambes enflées, emmaillotées
    de plusieurs épaisseurs de bas.
    Barcarole disait qu’elle avait dû être espagnole…
    dans le temps. Il n’en subsistait que les castagnettes.
    Il y avait aussi, dans l’entourage immédiat de Calembredaine,
    Pied-Léger, l’ancien coureur, toujours haletant, Tabelot-
    le-Bossu, Jactance-le-Coupe-Bourse, Prudent, un voleur
    très geignard et timoré, ce qui ne l’empêchait pas d’être de
    tous les cambriolages, Beau-Garçon qui était ce qu’on appelle
    un « barbillon », c’est-à-dire un souteneur, et qui, lorsqu’il
    s’habillait en prince, eût trompé le roi lui-même, des prostituées
    passives comme des bêtes ou criardes comme des harpies,
    des saltimbanques, plus rares car leurs hommages
    allaient à Rodogone l’Égyptien, et des laquais mauvais garçons
    qui, entre deux places où ils volaient leurs maîtres, cherchaient
    à écouler leurs larcins. Des étudiants dévoyés, à
    jamais touchés par la corruption de la gueuserie où les
    conduisait leur pauvreté, venaient, en échange de menus
    services, jeter leurs dés parmi les voyous. On appelait archisuppôts
    ces parleurs de latin et ils édictaient les lois du Grand
    Coesre. Tel était ce Gros-Sac qui, déguisé en moine, avait
    attiré Conan Bécher dans un guet-apens.
    Les escrocs de la pitié publique, les contrefaits, les aveugles,
    les boiteux, les moribonds du jour prenaient aussi leur place
    à l’hôtel de Nesle. Les vieux murs qui avaient vu les luxurieuses
    orgies de la reine Marguerite de Bourgogne et
    entendu les râles des jeunes gens égorgés après l’amour finissaient
    leur sinistre carrière en portant dans leurs flancs les
    pires déchets de la création. Car il y avait aussi les vrais
    infirmes, les idiots, les demi-fous, les monstres comme ce
    Crête-de-Coq affublé d’un étrange appendice au front et dont
    Angélique ne pouvait soutenir la vue.
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Re: Petite escapade du weekend à Paris

    Message par Roger le Lun 24 Oct - 21:16

    Très intéressant ce petit passage de la vie d'autrefois à cet endroit.
    Encore et encore !


    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.
    avatar
    Lamouette 2

    Nombre de messages : 1383
    Age : 65
    Localisation : Montroulez
    Date d'inscription : 24/11/2009

    Re: Petite escapade du weekend à Paris

    Message par Lamouette 2 le Lun 24 Oct - 23:52

    Yes. Je viens justement d'en retrouver un autre sur le Net. http://authologies.free.fr/golon2.htm

    Au cas où le lien ne marcherait pas, je vais le copier-coller .

    Angélique et la Cour des Miracles
    Anne et Serge Golon, in Angélique, le Chemin de Versailles (1958)


    L'odeur du quartier devenait pénétrante, affreuse: viande et fromages, légumes pourrissant dans les ruisseaux et sur le tout, un relent de putréfaction. C'était le quartier des Halles, scellé par l'horrible mange-chair: le cimetière des Saints-Innocents.

    Angélique n'était jamais allée aux Innocents, bien que ce lieu macabre fût l'un des rendez-vous les plus populaires de Paris. Et l'on y rencontrait même des grandes dames venues faire choix de "librairies" ou de lingeries dans les boutiques installées sous les charniers.

    C'était un spectacle familier, dans la journée, de voir des seigneurs élégants et leurs maîtresses aller d'arcades en arcades, en repoussant négligemment du bout de leurs cannes des têtes de morts ou des ossements épars, tandis que des enterrements les croisaient en psalmodiant.

    La nuit, ce lieu privilégié où l'on ne pouvait, par tradition, arrêter personne, servait de refuge aux filous et aux malandrins, et les libertins venaient y choisir parmi les ribaudes leurs compagnes de débauche.

    Comme on arrivait devant l'enclos dont la muraille écroulée en maint endroit permettait de pénétrer à l'intérieur, un clocheteur des trépassés sortit par la grille principale, vêtu de sa lévite noire brodée de têtes de morts, de tibias entrecroisés et de larmes d'argent. Apercevant le groupe, il dit sans s'émouvoir:

    «Je vous avertis qu'il y a un mort rue de la Ferronnerie, et qu'on demande des pauvres demain pour le cortège. Il sera donné à chacun dix sols et une cotte ou un manteau noir.
    - On ira, on ira!» s'écrièrent plusieurs vieilles édentées.

    Pour un peu, elles seraient allées s'installer tout de suite devant la maison de la Ferronnerie, mais les autres les houspillèrent et Cul-de-Bois rugit une fois de plus, les injuriant copieusement:

    «M... alors! Si nous nous occupons de notre boulot et de nos petites affaires, alors que le Grand Coesre nous attend! Qu'est-ce qui m'a f... des mémés pareilles! Les usages se perdent, ma parole!...»

    Les mémés confuses baissèrent la tête et tremblotèrent du menton. Puis chacun, qui par un trou, qui par l'autre, se glissa dans le cimetière.

    Le crieur des morts s'éloigna en secouant sa clochette. Au carrefour, il s'arrêtait, levant son visage vers la lune, et psalmodiait lugubrement:

    Réveillez-vous, gens qui dormez
    Priez Dieu pour les trépassés

    Angélique, les yeux agrandis, s'avançait à travers le vaste espace gorgé de cadavres. Çà et là, il y avait des fosses communes grandes ouvertes, déjà à moitié pleines de corps cousus dans leurs linceuls, et qui attendaient un nouveau contingent de morts pour être refermées.

    Quelques stèles, quelques dalles, posées à même le sol, marquaient les tombes de familles plus fortunées. Mais c'était ici depuis des siècles le cimetière des pauvres gens. Les riches se faisaient enterrer à Saint-Paul.

    La lune, qui avait choisi enfin de régner dans un ciel sans nuages, éclairait maintenant la mince pellicule de neige recouvrant le toit de l'église et des bâtiments alentour.

    La croix des Buteaux, qui était un haut crucifix de métal, dressé près du prêchoir, au centre du terrain, luisait doucement.

    Le froid atténuait l'odeur nauséabonde. Personne d'ailleurs n'y attachait d'importance et Angélique elle-même respirait avec indifférence cet air saturé de miasmes.

    Ce qui attirait son regard et la sidérait au point qu'elle avait l'impression d'être la proie d'un cauchemar, c'étaient les quatre galeries qui, partant de l'église, formaient l'enclos du cimetière.

    Ces bâtiments datant du Moyen Age étaient composés, dans leurs soubassements, d'un cloître aux arcades en ogive où, le jour venu, les marchands établissaient leurs éventaires.

    Mais, au-dessus du cloître, se trouvaient des galetas couverts de toits de tuiles, et qui reposaient du côté du cimetière sur des piliers de bois, laissant ainsi des intervalles à claire-voie entre les toitures et les voûtes. Tout cet espace était comblé d'ossements. Des milliers et des milliers de têtes de morts et de débris de squelettes s'entassaient là. Les greniers de la mort, gorgés de leur sinistre récolte, exposaient aux regards et à la méditation des vivants des amoncellements inouïs de crânes que les courants d'air séchaient et que le temps réduisait en cendre. Mais, sans cesse, de nouvelles provendes, extraites de la terre du cimetière, les remplaçaient.

    En effet, un peu partout, près des tombes, on voyait des tas de squelettes assemblés en fagots ou les sinistres boules blanches des têtes de morts soigneusement empilées par le fossoyeur et qui, demain, seraient rangées dans les greniers, au-dessus du cloître.

    «Qu'est-ce que... qu'est-ce que c'est?» balbutia Angélique, pour qui une telle vision ne pouvait appartenir à la réalité et qui craignait d'être devenue folle.

    Perché sur une tombe, le nain Barcarole la regardait avec curiosité.

    «Les charniers! répondit-il. Les charniers des Innocents! Les plus beaux charniers de Paris!»

    Il ajouta après un instant de silence:

    «D'où sors-tu? T'as donc jamais rien vu?»

    Elle vint s'asseoir près de lui.

    Depuis qu'elle avait presque inconsciemment labouré de ses ongles le visage du drille, on la laissait tranquille et on ne lui parlait plus.

    Si des regards curieux ou paillards se tournaient vers elle, il y avait tout de suite une voix pour renseigner:

    «Cul-de-Bois a dit: elle est à nous. Méfiance, les gars!»

    Angélique ne s'apercevait pas qu'autour d'elle l'espace du cimetière, encore à demi désert un moment avant, se remplissait peu à peu d'une foule haillonneuse et redoutable.

    La vue des charniers la retenait. Elle ne savait pas que ce goût macabre d'entasser les squelettes était particulier à Paris. Toutes les grandes églises de la capitale cherchaient à faire concurrence aux Innocents. Angélique trouvait cela horrible. Le nain Barcarole, lui, trouvait cela magnifique. Il murmura:

    ... La mort enfin les brava.
    Que de mal pour mourir au monde
    Et ne savoir pas où l'on va!

    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Les catacombes de Paris.

    Message par Roger le Jeu 27 Oct - 22:42

    ben dis donc !
    Ce quartier de paris devait être difficile à vivre;
    C'est très intéressant ce que tu nous fais lire. J'avoue avoir méconnu cet aspect de la vie parisienne. ce que je peux vous dire c'est que tous ces ossements ont depuis longtemps perdu leur odeur de charogne.




    Je rappelle avant de poursuivre que c'est samedi, second jour de notre escapade Parisienne, que les frangines se baladent seules dans Paris jusqu'au soir, que jean Paul assiste à une conférence toute la journée et je ne voudrais pas être à sa place et que j'ai moi meme un programme de visites assez chargé et qui a commencé par les catacombes. Il est environs 11 heures et la visite guidée se poursuit dans les catacombes. Je suis d'ailleurs assez surpris par la qualité acceptable des photos prises dans la pénombre.

























































































    Dernière édition par Roger le Ven 28 Oct - 22:29, édité 1 fois


    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Re: Petite escapade du weekend à Paris

    Message par Roger le Jeu 27 Oct - 22:45







    Je n'en pouvais plus, j'ai de temps en temps pris des clichés avec flash. Chut !













    Une scientifique qui a passé son temps à prendre des clichés d'os divers pour ses études.



































































    Dernière édition par Roger le Ven 28 Oct - 22:31, édité 1 fois


    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Re: Petite escapade du weekend à Paris

    Message par Roger le Ven 28 Oct - 21:08









    Un alignement circulaire assez bien fait






    Notre guide nous indique là que derrière cet empilement d'os, il y a une galerie très longue qui est remplie d'ossements jusqu'au plafond.








































    Impossible de faire de meilleurs clichés. Je voulais pouvoir distinguer clairement l'arrière de cet empilement. On voit quand même le début de la galerie kilométrique remplie d'ossements jusqu'au plafond





















    Je rappelle pour celles et ceux qui prendraient ce diaporama en cours de route qu'il y a là, dans les catacombes, les os de 6 millions de Parisiens.
























    Dernière édition par Roger le Ven 28 Oct - 22:32, édité 1 fois


    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Re: Petite escapade du weekend à Paris

    Message par Roger le Ven 28 Oct - 22:01





    Nous nous dirigeons maintenant vers Le passage dit des doubles carrières. Il précède l'ossuaire







    c'est la première fois que je vois autant d'humidité. La roche doit être perméable à cet endroit là.







    Le voilà ce passage. Très haut, plusieures voutes en briques.








































    Un fontis est un effondrement du sol en surface, causé par la déliquescence souterraine progressive des terrains porteurs. Dans une cavité enfouie, naturelle ou anthropique (c'est-à-dire creusée par l'homme : carrière, mine, tunnel, etc.), la pression des terrains de recouvrement et/ou la circulation de fluides peuvent provoquer la détérioration du ciel et des piliers de soutènement, ce qui peut occasionner à terme deux types d'effondrements en surface :





    Les fontis se produisent lorsque les bancs du toit sont peu résistants et surmontés de terrains aux caractéristiques mécaniques médiocres ou de sols meubles, par exemple des couches à porosité importante, susceptibles de tassement mécanique par action de la gravité et/ou par retrait des fluides et gaz interstitiels. Le mécanisme d'effondrement s'initie par la rupture progressive des premiers bancs du ciel de la cavité en profondeur, par flexion ou cisaillement, à proximité du front de masse — généralement au milieu des galeries et a fortiori au carrefour de galeries — ou à l'endroit où le ciel de la carrière a la plus grande portée. Le processus se développe ensuite verticalement : les couches successives s'effondrent progressivement, ce qui donne lieu à la formation d'une cloche de fontis et à une pyramide d'effondrement au sol de la cavité affectée.

    On peut assister plus ou moins rapidement à la venue à jour du vide ainsi formé, ce qui constitue le fontis à proprement parler. Si le rapport entre l'épaisseur des terrains de recouvrement et la hauteur des vides formés est tel qu'il y a colmatage du fontis par foisonnement des matériaux au sol, on n'assiste qu'à des décompressions plus ou moins importantes des terrains en surface — creux et déflations en cuvette qui peuvent causer des dégâts sérieux selon leur amplitude. En cas d'effondrement, les dégâts ne se font pas sentir que sur la zone éboulée : le fontis occasionne un périmètre de terrains « décomprimés » environnants, avec des tassements voire des glissements majeurs si les terrains sont peu rigides mécaniquement.


    Petite cloche de fontis arrêtée et renforcée par une voûte dans les Catacombes de ParisCes phénomènes de fontis sont typiquement observables dans les carrières de calcaire grossier et de gypse. Dans le gypse, notamment, les fontis sont favorisés par :

    des hauteurs d'exploitation importantes, de dix à seize mètres ;
    le fait que dans les exploitations anciennes, l'implantation et les dimensions de piliers étaient souvent déterminées en fonction de la facilité d'extraction, sans règle précise ;
    le fait que le gypse est une roche soluble : les ciels et les piliers se détériorent par dissolution, en plus de l'érosion mécanique.







































    Près de trois cents kilomètres de galeries s'étalent sous Paris intra-muros, sur parfois trois niveaux de carrières. La profondeur moyenne est d'environ vingt mètres sous le niveau du sol naturel. Lorsque ces carrières étaient actives, on en extrayait de la pierre à bâtir, qui a permis pendant plusieurs siècles de construire les bâtiments de Paris sans importer d'autre matériau de construction. Mais il existait aussi des vides souterrains constitués par les anciennes carrières de gypse (au pied du Sacré-Cœur, par exemple). Ces vides sont quasiment tous comblés ou foudroyés (carrière volontairement effondrée par explosion des piliers). Seule subsiste la grotte des Buttes-Chaumont qui est, en réalité, une partie d'une ancienne carrière souterraine. On assimile abusivement les Catacombes à l'ensemble des carrières de la capitale, bien qu'elles n'en représentent en réalité qu'une infime fraction.



    Dernière édition par Roger le Ven 28 Oct - 22:34, édité 1 fois


    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Re: Petite escapade du weekend à Paris

    Message par Roger le Ven 28 Oct - 22:25

    Nous voilà au pied de ce fontis, renforcé par une coûte en briques et béton.
















































    ces traits de couleur claire sont les couches de différentes roches qui composent le sous sol parisien.















    La visite des catacombes est terminée, nous remontons à la surface par un escalier en colimaçon







    précisément dans cette rue.























    je me suis mis à marcher sans savoir exactement où j'allais. Je voulais cependant rejoindre la défense.










    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.
    avatar
    Roger

    Nombre de messages : 7046
    Age : 64
    Localisation : Strasbourg
    Date d'inscription : 10/04/2008

    Re: Petite escapade du weekend à Paris

    Message par Roger le Sam 29 Oct - 22:51

    En fait je suivais un itinéraire conseillé par le guide des catacombes pour me retrouver place denfert Rochereau







































    Je retrouve enfin la place après 15 minutes de marche. la file d'attente est toujours aussi importante pour visiter les catacombes





















    j'avais d'ailleurs visité Belfort un jour avec Anne Marie. Voici le lien pour celles et ceux qui s'intéressent à cette ville magnifique et chargée d'histoire.
    http://planetevoyages.newfreeforum.com/t1911-visite-de-belfort?highlight=belfort











    Henri Tanguy, officiellement Rol-Tanguy depuis 1970, dit Colonel Rol-Tanguy, né le 12 juin 1908 à Morlaix et mort le 8 septembre 2002 à Paris, est un chef de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale et un militant communiste français


    Entre-deux-guerres
    En 1925, Tanguy devient tôlier en carrosserie chez Renault où sa mère travaille[2]. Il est affecté à une unité ultra moderne, l'usine O de Boulogne-Billancourt (Seine). Cette même année, il adhère aux Jeunesses communistes et devient responsable de la cellule de l'usine. Il est licencié au bout de quelques mois pour fait de grève. Dès lors, les portes des grandes usines lui sont interdites.

    Cycliste de haut niveau, il se classe premier des débutants dans la course Paris-Chauny. En 1926, il participe aux « américaines » et aux poursuites par équipe, au Vélodrome d'hiver, au parc des Princes, à Buffalo, et à la piste municipale de Vincennes.

    En 1929, il fait son service militaire en Algérie, par mesure disciplinaire pour ne s'être pas inscrit à temps sur les listes de recensement, au 8e régiment de zouaves. Il quitte l'armée combattant d'élite, soldat de 1re classe, avec une formation de mitrailleur mécanicien, de télémétreur et d'armurier.

    Embauché à l'entreprise Nessi à Montrouge, puis en septembre 1930 à l'usine Bréguet, il suit des cours de perfectionnement et devient tôlier-formeur, chaudronnier en cuivre, tuyauteur, soudeur. À partir de 1934, il revient au militantisme communiste et crée chez Bréguet une cellule communiste et un syndicat CGTU. Licencié en 1935 à la suite d'une action revendicative, il ne trouve plus de place que dans de petites entreprises.

    En octobre 1936, il devient secrétaire du syndicat des travailleurs de la métallurgie CGT de la région parisienne. Lorsqu'éclate la guerre d'Espagne, en 1936, il anime la campagne de solidarité avec les Républicains de la Fédération des Métaux. En 1937, il sert en Espagne dans les rangs des Brigades internationales. Officier, il occupe le poste de commissaire politique dans la 3e brigade (La Marseillaise). En février 1938, il retourne en Espagne, où il fait l'apprentissage du feu. Le 18 juin, il est blessé d'une balle dans la poitrine sur le front de l'Ebre.

    Revenu en France en novembre 1938, il se marie le 19 avril 1939 avec Cécile Le Bihan, sa marraine de guerre, militante communiste, dont il aura quatre enfants.

    Le 11 août, les cheminots de Paris entament la grève. Le 15 août, la CGT appelle à la grève générale. Plusieurs corps d'administration y répondent. La grève des agents de police apporta un soutien armé à l'insurrection. L'état-major FFI est installé en sous-sol place Denfert-Rochereau

    Le 17 août, l'état major de la résistance parisienne appela à la lutte décisive.

    Le 20 août, et la préfecture de police est prise. Le colonel Rol-Tanguy réalise dans les journées du 20 au 24 août une manœuvre générale libérant les 9/10e de la capitale.

    Le 25, avec l'appui de la 2e DB du général Leclerc, le colonel Rol reçoit et signe l'acte de reddition sans condition des forces allemandes du général Von Choltitz.

    Dans le courant du mois de septembre, Rol-Tanguy est désigné auprès du colonel Billotte pour contribuer à mettre sur pied une nouvelle unité, la 10e division d'infanterie, mais il ne sera pas nommé à la tête de cette division. En janvier 1945, il effectue un stage de perfectionnement à Provins. Il est ensuite affecté au PC de la 1re Armée française du général de Lattre de Tassigny mais ne participe aux combats en Allemagne qu'entre le 8 et le 25 avril, de Tübingen à Sigmaringen. Il reste en Allemagne jusqu'au 2 octobre comme adjoint au colonel gouverneur militaire de Coblence.

    Le 18 juin 1945, il avait été décoré de la Croix de la Libération par le général de Gaulle. Il devient militaire d'active avec le grade de lieutenant-colonel.



    Seconde guerre mondiale et Résistance
    Henri Rol-Tanguy est mobilisé en septembre 1939 et affecté comme soldat de 1re classe au 57e régiment d'infanterie coloniale en Lorraine. En mai 1940, il est affecté comme armurier au 28e régiment d'infanterie coloniale mixte sénégalais ; il prend part aux combats de la 28e division du 5 au 24 juin 1940.

    Démobilisé en août 1940 après avoir été cité à l'ordre du régiment, il retrouve son épouse Cécile et reprend contact avec les communistes. Le 5 octobre, apprenant qu'une vague d'arrestations frappe les militants communistes, il entre dans la clandestinité. Il participe à la mise sur pied de l'Organisation spéciale (OS), le PCF lui confiant aussi la responsabilité du secteur Sud de Paris et de sa banlieue.

    En août 1941, il est chargé avec Raymond Losserand et Gaston Carré de l'organisation, dans la région parisienne, de groupes armés, qui sont fondus, en février 1942, dans les Francs-tireurs et partisans (FTP), mouvement communiste de résistance armée. Tanguy exerce dans ce « triangle de direction » la fonction de responsable militaire. Losserand et Carré sont arrêtés en mai 1942 et seront fusillés. Tanguy reforme une équipe avec Roger Linet et Raymond Colin.

    Tanguy change de zone pour raison de sécurité, devenant chef des FTP de la région Poitou-Anjou, puis revient en région parisienne en mai 1943, pour réorganiser, avec Joseph Epstein et Édouard Vallerand, les Francs-tireurs de la région parisienne. Il rédige avec sa femme le journal clandestin, Le Franc-tireur parisien.

    En septembre 1943, il est nommé représentant FTP au Comité d'action contre la déportation, qui sabote les départs au STO. En octobre, il passe à l'état-major des FFI de la « région P », qui regroupe onze départements autour de Paris, où il représente les FTP

    D'abord sous-chef de l'état-major, puis chef régional en mai, il est en juin colonel chef de la région P1 (Seine, Seine-et-Oise, Seine-et-Marne, Oise), qu'il baptise « Île-de-France ». C'est alors qu'il prend son dernier pseudonyme Rol, nom d'un combattant des Brigades internationales, Théo Rol, tué en 1938 pendant la bataille de l'Èbre.

    Il se consacre alors entièrement à la préparation de la libération de la capitale en liaison étroite avec le Comité d'action militaire du Conseil national de la Résistance, le COMAC et le délégué militaire national du général de Gaulle, Jacques Chaban-Delmas.

    Le 10 août 1944, l'avance des Alliés en Normandie donne le signal de l'insurrection.












    .


    _________________
    " Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page !.... "
    l'homme sait se créer des paradis mais il les transforme tous en enfer.
    Quand l'air ne sera plus respirable, quand l'eau ne sera plus buvable, quand la terre ne sera plus cultivable, l'homme se rendra compte mais un peu tard que l'argent, n'est pas consommable.

    Contenu sponsorisé

    Re: Petite escapade du weekend à Paris

    Message par Contenu sponsorisé


      La date/heure actuelle est Dim 19 Nov - 13:16