Sud Soudan, un nouveau Pays est né.

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    Roger

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    Sud Soudan, un nouveau Pays est né.

    Message par Roger le Dim 10 Juil - 22:45

    Le Sud Soudan

    Un nouveau Pays est né.





    MONDE
    - Le chef du Parlement sud-soudanais, James Wanni Igga, a annoncé la «déclaration d'indépendance du Sud-Soudan», devant des dizaines de milliers d'habitants et des dizaines de dirigeants étrangers...

    Le Sud-Soudan a proclamé son indépendance ce samedi à Juba, sa capitale, devant des dizaines de milliers de Sudistes et un parterre de dirigeants africains et étrangers, devenant la plus jeune nation au monde et divisant le plus grand pays d'Afrique en deux.

    C'est le chef du Parlement sud-soudanais, James Wanni Igga, qui a annoncé la «déclaration d'indépendance du Sud-Soudan», devant des dizaines de milliers d'habitants en liesse. Le Sud à majorité chrétienne se sépare ainsi du Nord musulman après des décennies de guerre qui ont fait des millions de morts. «Nous, les représentants démocratiquement élus du peuple, en se basant sur la volonté du peuple du Sud-Soudan, et comme l'ont confirmé les résultats du référendum sur l'auto-détermination, proclamons par la présente le Sud-Soudan une nation indépendante et souveraine», a-t-il dit.

    Salva Kiir, premier président du Sud-Soudan
    La déclaration d'indépendance souligne le caractère multi-ethnique et multi-religieux du nouvel Etat démocratique et son engagement à des relations «amicales» avec tous les pays y compris «la République du Soudan», a ajouté M. Igga. Le nouveau drapeau du Sud-Soudan a ensuite été hissé au milieu d'applaudissements et de cris de joie, mais aussi de pleurs. Salva Kiir a ensuite prêté serment en tant que premier président du Sud-Soudan, un pays sous-développé comptant parmi les plus pauvres du monde.

    Placée sous haute sécurité, la cérémonie se déroulait au mausolée de l'ex-dirigeant rebelle sudiste John Garang à Juba, la capitale du nouvel Etat. John Garang a trouvé la mort dans un accident d'hélicoptère en 2005, peu après la signature de l'accord de paix entre nordistes et sudistes. La cérémonie a débuté avec les sermons de deux dignitaires religieux, l'un musulman et l'autre chrétien, avant une parade militaire.

    «Que Dieu nous offre la joie pour tout notre peuple», a dit l'archevêque catholique Paulino Lokudu. «Aujourd'hui, nous nous souvenons et nous prions pour tous ceux qui ont été solidaires de nous durant les longues années de guerre», a-t-il dit, appelant à une «nouvelle entente» et une coopération entre les deux «nations voisines». L'«invité de marque» était le président soudanais, le nordiste, Omar el-Béchir, sous le coup de mandats d'arrêt internationaux pour génocide et crimes contre l'humanité au Darfour, une région de l'ouest du Soudan toujours en proie à la guerre civile.

    «Un jour historique»
    Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon participait aussi aux célébrations, de même que des représentants des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et de France notamment. Le président américain Barack Obama a annoncé dans la foulée la reconnaissance officielle par les Etats-Unis de la nouvelle république. La France etr la Grande-Betagne ont ensuite fait de même. Le président du Soudan voisin, Omar el Béchir, a aussi félicité le Sud-Soudan pour son indépendance, affirmant que «la volonté des Soudanais du Sud doit être respectée».

    Dès le petit matin, des Sud-Soudanais enthousiastes ont afflué vers le lieu des cérémonies, en chantant et en agitant des drapeaux, sous haute sécurité. «Sud-Soudan oyee (oh oui)! Sud-Soudan libre!» scandait la foule. «C'est un jour historique, un jour de justice (...) Aujourd'hui nous pouvons commencer une nouvelle vie et oublier les souffrances et la douleur», a lancé l'archevêque épiscopal du Soudan Daniel Deng Bol.

    Ce rassemblement était le plus grand jamais vu dans cette ville au bord du Nil Blanc, où manquent les infrastructures de base. L'accession à l'indépendance intervient après plus de 50 ans de guerre -entrecoupée par une période d'accalmie de quelques années- entre les rebelles sudistes et les gouvernements successifs de Khartoum, un conflit qui a dévasté la région, fait des millions de morts et créé une méfiance réciproque.

    En 2005, un accord de paix a mis un terme au plus long conflit d'Afrique et ouvert la voie au référendum de janvier 2011 qui a vu les sudistes voter pour la scission. Le gouvernement de M. Béchir a reconnu dès vendredi la future République du Sud-Soudan, bien que des questions clés attendent encore d'être réglées entre les deux "pays", comme le partage des richesses pétrolières et le statut de provinces frontalières contestées, dont Abyei. L'Allemagne et l'Australie ont aussi reconnu le Sud-Soudan qui a besoin de toute l'aide possible pour faire face au défi de construire un Etat stable et prospère.

    © 2011 AFP


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